LES LETTRES
Un outil à la fois poétique, féministe et thérapeutique
Je dépose ce qui a traversé ma tête, mon coeur et mon corps, à différents moments de ma vie. Heureux et moins heureux. J’ouvre la porte de mon monde intérieur, et sur ma façon de l’habiter.
De ces expressions brutes, je tire des clés, j’explique comment je vais au-delà des pensées limitantes, des blessures, des peurs et des schémas inconscients.
Mon intention via Les Lettres : Utiliser le vécu intérieur comme source d’évolution, de puissance et de clarté.
Chaque lettre est accompagnée d’un support d’introspection, d’inspiration/activation. Pour permettre de mettre du mouvement dans ta vie, sur les sujets dans lesquels tu te retrouves.
Car si mon histoire est singulière, elle porte peut-être une part de la tienne.
LETTRE 1 : LA POUPÉE
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À travers mes yeux, voici une lettre de la petite fille, qui apprend les règles de la vie dans le jeu et l’insouciance.
Une petite fille qui répétait déjà le scénario de toute une vie. La sienne. Celle de ses pairs, ses sœurs. Et celle des femmes avant elles.
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LETTRE 2 : CHUUUT
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Il y a des souvenirs qu’on porte en silence, des scènes qu’on n’a jamais su raconter autrement qu’en tremblant de l’intérieur.
Dans cette Lettre, je donne la parole à celle que j’ai été.
Écrasée, éteinte, rabaissée. Manipulée et sous emprise.
Une part de moi perdue et effrayée, qui avait besoin qu’on la voit, qu’on lui tende la main, qu’on l’aime sans condition.
La scène décrite est telle que je l’ai vécue. Je raconte. Je me livre.
Parce que le silence n’aide pas, ignorer n’apaise pas, étouffer son histoire renforce la honte et culpabilité.
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LETTRE 3 :LA LUMIÈRE
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Cette lettre parle d’amour, mais pas seulement.
Elle parle de la disposition intérieure qu’il m’a fallu pour voir une rencontre comme LA rencontre.
Elle parle de ce moment où quelque chose en moi s’est ouvert, après des années à vivre dans la résistance, la peur, la loyauté et le contrôle. De cette bascule où je suis passée de “C’est tout le temps galère avec les hommes” à “C’est facile, et je ne vois pas l’arnaque”.
En écrivant cette Lettre, je vois à quel point le vrai déclencheur n’a pas été que la rencontre.
Le vrai déclencheur, ça a été l’autorisation que je me suis donnée.
Celle d’être heureuse, de recevoir.
L’autorisation de croire que le bonheur simple, stable et sain, c’était aussi pour moi.
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LETTRE 4 :UNE FEMME
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Aujourd’hui, je comprends que ce que j’ai souvent pris pour de la maladresse, de la drague insistante, des gestes amicaux, ou de l’humour, était en réalité de l’abus, de la violence.
J’ai banalisé, comme beaucoup. J’ai haussé les épaules, j’ai ri jaune, j’ai fait comme si je n’avais rien vu, rien entendu.
Je me suis étouffée à coup de faux-semblant.
Maintenant, j’en parle. Pour dire ce que c’est, qu’être une femme dans un monde qui normalise le sexisme.
Cette lettre, je l’écris avec la conscience que le silence protège
le système, le patriarcat, les hommes. Et que parler, c’est déjà résister.
Ce n’est pas une lettre contre les hommes.
C’est une lettre pour que chacun voie, entende et comprenne, ce qu’on vit si souvent sans le dire.
Parce qu’on ne changera rien tant qu’on continuera à trouver ça normal.
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LETTRE 5 : LA QUÊTE
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À cette période, je cherchais le bonheur en pensant qu’une fois trouvé, je ne serais plus jamais triste ou en galère.
J’avais cumulé des années de fatigue, de frustration, de faux-semblant, au point d’en oublier ce que ça faisait d’aller juste bien.
Ce que je raconte ici, c’est le moment où c’est devenu visible. Celui où tu regardes en face la vie que tu t’es construite, tu t’en veux, et tu te demandes comment tu vas faire, maintenant, pour trouver le chemin qui te convient vraiment.
J’ai d’abord cru que le bonheur, je devais l’atteindre. Puis j’ai compris qu’avant de FAIRE une multitude de choses, je devais apprendre à ÊTRE. Être là, avec moi, et apprécier ce qui est là.
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LETTRE 6 : L’ASPHYXIE
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Dans cette lettre, je reviens sur ce matin de 2021, où j’ai senti mon corps saturer. Mon mental s’était endurci au point de lui dire de la fermer. Mes sensations et mes émotions, je les ignorais. C’était devenu nécessaire pour continuer à fonctionner… ou plutôt à performer.
Parce que c’est ce qu’on attendait de moi : Performance, endurance.
Bosser comme “un gros dur”. Être ferme et imperturbable.
Si tu te reconnais là-dedans, ce que tu vis n’est ni un manque de force, ni un défaut de caractère. C’est une adaptation à un environnement professionnel construit sur des normes masculines de performance, de contrôle et d’exigence, dans lesquelles on demande aux femmes de s’insérer sans tenir compte de leur
rythme, de leur sensibilité, de leur corps.
L’Annexe qui suit La Lettre aide à comprendre ce qui se
joue dans le corps et le psychisme… et à amorcer un
autre rapport à soi, plus juste, plus vivant.
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LETTRE 7 : LE REFLET
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Ici, je reviens sur ce mercredi de juin 2025, où j’ai fait face à ce que j’essayais d’esquiver. Un truc pourtant difficile à éviter : Mon reflet.
Éviter de me voir si longtemps avait créé un décalage entre mon image actuelle, et celle que j’avais gardée en tête.
J’avais fait naître une distance entre moi et moi.
Alors me voir ce jour-là, c’était comme me redécouvrir.
Il a fallu ce miroir de salon de coiffure et une lumière crue pour me retrouver… en tête-à-tête avec moi-même.
Ce jour-là, je ne me suis pas cachée. Je n’ai pas détourné les yeux.
J’ai regardé. J’ai vu. Et j’ai souri.
Un peu crispée, mais j’ai souri.
Dans cette Lettre, je raconte ce que m’a soufflé la femme de 41 ans, assise sur ce fauteuil pivotant.
L’Annexe qui suit La Lettre reprend des pratiques simples
qui m’ont aidée à avancer AVEC moi-même.

